Trame bleue (Ardennes)
Lutter contre l’érosion des sols
Ce projet vise à restaurer et déployer des aménagements d’hydraulique douce sur les deux bassins versants du Longwé et du Lametz (6 700 ha sur le territoire des Crêtes pré-ardennaises) pour réduire l’érosion des sols et de la biodiversité.
Contribuez à sauvegarder la biodiversité des sols et des rivières des bassins versants du Longwé et du Lametz !
Le projet en chiffres
- Démarré en 2023
- 10 communes
- 8 agriculteurs
- CPSE sur 5 ans
- 411 ml de fascines
- 1,180 km de haie
- 2,2 ha d'herbe et bandes enherbées

Contexte
Les bassins versants des ruisseaux du Longwé et du Lametz (6 700 ha sur le territoire des Crêtes pré-ardennaises) se caractérisent par un relief accidenté. L’espace agricole y a été modifié ces dernières décennies en raison notamment de la diminution du nombre d’exploitants, de l’agrandissement des parcelles et de l’augmentation de l’assolement en maïs.
Dans ce contexte, des connexions écologiques ont été supprimées et l’écosystème agricole s’est simplifié. Les populations locales souffrent des nuisances dues aux ruissellements excessifs. Les sols s’érodent plus facilement lors des épisodes pluvieux. La petite faune de plaine est devenue plus rare.
Objectifs
Ce projet Trame bleue vise à restaurer et déployer des aménagements d’hydraulique douce sur les deux bassins versants pour réduire l’érosion des sols et de la biodiversité.
Les acteurs concernés
- Dix communes sur deux bassins versants
- Huit exploitants se sont engagés
- Le projet est financé par le Groupe Vivescia et ses filiales industrielles pour 5 ans.
- Les partenaires impliqués sont l’Adasea de la Marne et trois acteurs des Ardennes : la Chambre d’agriculture, la Fédération de Chasse et la Fédération de Pêche.
Déroulement du projet
Huit agriculteurs volontaires se sont engagés via la signature d’un CPSE sur cinq ans pour implanter 411 mètres linéaires (ml) de fascines, 1 180 ml de haie et 2,2 ha d’herbe et bandes enherbées.
2023 et 2024 : formation, diagnostic et premiers travaux d’aménagement
Une sensibilisation des agriculteurs concernés aux dégradations du sol et une formation à des pratiques agricoles moins agressives ont été réalisées en 2023. Cela leur a permis de prendre conscience de l’importance du sol comme un élément vivant avec des équilibres à maintenir favorisant l’infiltration des eaux, mais également la capacité de prospection des végétaux.
Des sorties collectives ont permis aux exploitants d’identifier directement l’impact positif des infrastructures agro-écologiques sur la petite faune et l’avifaune.
Les problématiques et actions à mener avec les exploitants ont été identifiées grâce à un diagnostic terrain des zones prioritaires.
Après le semis d’une partie de l’herbe à l’automne 2023 (le reste sera réalisé au printemps 2024 le long des haies), les travaux d’implantation des haies et des fascines ont démarré en décembre.

2025
Au printemps 2025, des perchoirs à rapaces et des caméras ont été installés dans les haies pour réaliser des comptages nocturnes de la faune et ainsi vérifier la fréquentation de ces corridors écologiques recréés.
En juin, quelques jours après des orages, les fascines installées avaient parfaitement rempli leur rôle, retenant la terre charriée par l’écoulement de l’eau dans la pente. Les bandes enherbées accueillent déjà la faune sauvage.
Ces premiers résultats convaincants ont incité deux nouveaux agriculteurs à rejoindre les six premiers et à contractualiser un CPSE fin 2025 pour implanter 156 ml de fascines supplémentaires.
Perspective 2026
De nouvelles implantation de fascines, haies et bandes enherbées auront lieu. Un atelier “entretien des fascines” sera réalisé par la chambre d’agriculture pour les agriculteurs concernés. Les comptages de la petite faune vont se poursuivre.
Index du projet
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