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n°12

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Edito

Par Hervé Lapie, Président de Symbiose

Partenaires pour la préservation et le développement de la biodiversité

Pour répondre aux attentes de la société, les agriculteurs ont dû intensifier leurs pratiques depuis une cinquantaine d’années. La mécanisation et l’utilisation des intrants ont permis de répondre aux besoins alimentaires de nos concitoyens européens en augmentant les rendements, en luttant contre les adventices, maladies ou ravageurs de cultures.
Les paysages agricoles ont été bouleversés pour répondre à des objectifs précis et demandés par la société. Ce bouleversement s’est souvent fait au détriment de la biodiversité. Face à ce constat, dans le but de préserver la biodiversité tout en contribuant à garantir la performance agricole et l’autonomie alimentaire, Symbiose permet de rassembler les chasseurs, les apiculteurs, les agriculteurs. Ces acteurs du développement voient ainsi leur fonction de gestionnaire de l’espace reconnue.
Nous apportons des réponses de terrain, souvent simples et robustes. L’identification, par exemple, de couverts d’intercultures favorables à la biodiversité, adaptés à la région. Un travail sur la révision des parcellaires agricoles et la réhabilitation des éléments fixes du paysage, plus adaptés au passage des machines et à la biologie des oiseaux, sont souvent possibles.
Quant à la gestion plus précise des bords de champs, elle constitue également une voie utile et génératrice d’économie d’intrants.
En s’appuyant sur les itinéraires adaptés, les partenaires de Symbiose démontrent qu’il est possible de concilier les performances agricoles et environnementales à partir de partenariats de terrain et de diagnostic partagés.
Nos réalisations et les références réalistes produites par Symbiose et d’autres réseaux seront de nature à enrichir les réflexions menées par l’Etat dans le cadre de l’évolution des politiques publiques.
Il y a urgence dans ce domaine, le projet doit partir du terrain pour remonter en proposition aux différents ministères et non l’inverse.
Continuons à construire et écrire notre histoire, elle appartient aux acteurs locaux…

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Préserver l'environnement dans le cadre d'un projet éolien, Windvision et Symbiose, s’engagent pour des solutions efficaces et partagées

Préserver l'environnement dans le cadre d'un projet éolien, Windvision et Symbiose, s’engagent pour des solutions efficaces et partagées

Après plusieurs années d’échanges et de concertation avec de nombreux acteurs, c’est enfin sous l’égide de l’association « Symbiose, pour des paysages de biodiversité » que des solutions alternatives ont pu être trouvées pour répondre aux enjeux de la préservation de l’environnement pour le projet d’installation des 10 éoliennes au Sud des Ardennes. Lire la suite...

Symbiose présente Apiluz aux clients de Nature & Découvertes

Suite au financement du projet Apiluz par la fondation Nature & Découvertes par l'intermédiaire du dispositif de "L'arrondi" (voir l'article), Symbiose est allée à la rencontre des clients de l'enseigne dans le magasin de Reims. Benoit Collard et Philippe Lecompte ont présenté les objectifs du projet et les résultats de cette deuxième année d'observation. Les clients ont pu ainsi comprendre les interaction entre les apiculteurs et les agriculteurs tout en dégustant du miel de luzerne.

Pour en savoir plus sur Apiluz...

Thierry Galichet et sa fille.

Agriculteurs, acteurs de la biodiversité

Pour encourager les démarches en faveur de la biodiversité, Symbiose a souhaité donner la parole à des agriculteurs et des viticulteurs qui ont réalisé des actions concrètes pour la biodiversité. Tous les 2 mois, un témoignage est publié en dernière page de la Marne Agricole (et Marne Viticole).

Début mars, Thierry Galichet, agriculteur à La Veuve a été le premier à se prêter au jeu. Retrouvez son témoignage dans la nouvelle rubrique "Agriculteur, acteurs de la biodiversité". Un nouveau témoignage sera publié dans l'édition du 6 mai.

Ça gazouille pour Symbiose 

L'association Symbiose vient de créer son compte sur le réseau social twitter. N'hésitez pas à vous abonner à notre compte @Symbiose_biodiv pour suivre notre actualité. 

Symbiose parle de biodiversité

L'association Symbiose est intervenue auprès de différents partenaires pour présenter ses actions en faveur de la biodiversité : 
- A l'assemblée générale de la caisse locale du Crédit Agricole de Chalons Rural le 14 mars, Benoit Collard a développé les projets de l'association et particulièrement la réalisation des aménagements sous pylône sur la ligne Reims/Charleville-Mézières est intervenu .
- Hervé Lapie a participé à l'assemblée générale de la Champagne Apicole, le 9 janvier au Lycée de Thillois pour présenter notamment le projet Apiluz.

Des nouveautés au Parcours Découverte de la Biodiversité de Berru

En ce début des printemps des nouveautés sont arrivées sur le Parcours Découverte de la Biodiversité. Les deux panneaux de lecture du paysage ont été installé fin mars.

Le 7 avril, des membres du Comité de Pilotage de Symbiose se sont retrouvés à Berru au Parcours Découverte de la Biodiversité pour installer de nouveaux aménagements. Au programme de cette matinée bien rempli : semis de la jachère mellifère, installation d'une ruche pédagogique et d'un hôtel à insectes.

Retrouvez toutes les photos de ces nouveaux aménagements sur twitter avec le tag .

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La biodiversité en Champagne-Ardenne

Une rubrique pour mieux comprendre et connaître la biodiversité de notre territoire.

Les Opilions, des auxiliaires aux grandes pattes !

Au même titre que les araignées, les scorpions ou les acariens par exemple, les opilions sont des arachnides. En effet, comme les araignées ils sont pourvus de 4 paires de pattes. Mais ils s’en distinguent par leur corps non scindé en deux parties présentant un aspect ovoïde et trapu qui tranche avec la finesse de leurs pattes. Autre caractéristique, ils ne possèdent qu’une seule paire d'yeux simples disposée sur une protubérance dorsale appelée ocularium.
A ce jour, l’ordre des Opilions comporte plus de 5000 espèces décrites dans le monde, dont 120 sont présentes en France (Delfosse, 2004 et 2009). La majorité des espèces d’opilions courants dans les plaines et les vignobles appartiennent à la famille des Phalangiidae. Ils sont davantage connus sous leur nom vernaculaire de « faucheux », appellation banale qui semble venir du patois. Ainsi le faucheux ne serait autre qu'un faucheur, probablement à cause de son allure, bien campé sur ses longues pattes lui assurant de solides appuis et de longs et amples mouvements. Ils circulent au sol, au sein de la végétation à la recherche de proies en se déplaçant à l’aide de leurs très longues pattes. Il existe toutefois des espèces peu mobiles aux pattes plus courtes vivant dans la litière. Ils appartiennent notamment à la famille des Trogulidae. La coloration est assez variable entre les espèces mais aussi entre les individus et les critères de détermination requièrent généralement l’usage d’une loupe, ce qui en fait un groupe dont l’étude est relativement complexe.

Ci-dessus, exemples d’opilions - à gauche : Mitopus morio ♀,
à droite : Phalangium opilio ♂, cr. J. Miroir ME

Plutôt actifs la nuit, leur régime alimentaire est principalement carnivore. Les proies sont saisies par les pédipalpes, puis triturées par les chélicères pour être ensuite imprégnées de suc digestif. Ils peuvent aussi, à l’occasion, adopter un régime détritivore (dépôts organiques et moisissures) ou nécrophage (cadavre). Certaines espèces de trogulides sont spécialisées, de par leur forme et leur taille, dans la prédation des escargots qu’elles chassent dans les sous-bois et sur les lisières. Les espèces les plus communes d’Opilions ont un régime prédateur relativement diversifié. Auxiliaire de culture, les Opilions s’attaquent notamment aux larves de symphytes (Cèphe des chaumes notamment), aux chenilles (noctuelles notamment) aux larves d’insectes et sporadiquement à de petites limaces.
Inoffensif pour l’homme, les opilions sont des organismes utiles jouant un rôle indéniable dans la régulation de certains organismes déprédateurs. A l’instar de nombreuses espèces animales des espaces cultivés c’est le maintien et la gestion raisonnée d’espaces semi-naturels (talus, bandes herbacées des marges de chemins, lisières,...) qui assurent la présence voire l’abondance de ces espèces.

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A vos agendas...

Mai 2016 :

• Symbiose sera présent à la fête de mouton à Sommepy, le 15 mai 2016

Juin 2016 :

• Assemblée Générale de Symbiose, le 21 juin 2016

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